D’anciens joueurs poursuivent les autorités françaises de rugby pour commotion cérébrale

Steve Thompson (Getty Images)

Un groupe d’anciens joueurs, dont le vainqueur de la Coupe du monde d’Angleterre Steve Thompson et le All Black Carl Hayman, s’apprêtent à porter plainte en France contre les instances nationales du rugby pour commotions cérébrales, ont indiqué leurs avocats mercredi à l’AFP.

Le procès accuse la Fédération française de rugby (FFR) et la Ligue nationale de rugby (LNR) d’avoir manqué aux obligations de sécurité et d’information en cas de commotion cérébrale.

C’est le premier du genre en France et fait suite à des procès similaires ailleurs.

Thompson, le talonneur lorsque l’Angleterre a remporté la Coupe du monde 2003, a rejoint Brive en 2010. Il fait partie des près de 200 anciens joueurs qui ont déjà intenté une action en justice contre d’autres instances dirigeantes, dont World Rugby.

Le groupe de 15 anciens joueurs qui poursuivent les autorités françaises ont tous joué dans le pays.

Seuls deux sont français : Quentin Garcia, attaquant amateur de première ligne, et Sarah Chlagou, infaillible pour Rennes qui évolue en première division féminine. Les 13 autres incluent l’ancien attaquant du Pays de Galles Alix Popham, le verrou canadien Jamie Cudmore et l’arrière latéral anglais Dan Scarbrough.

Les avocats du groupe ont déclaré vouloir déposer une « action en responsabilité » devant le tribunal administratif de Paris.

Ils soutiennent que « l’apparition des diverses affections affectant » leurs clients, telles que les lésions cérébrales permanentes, la démence précoce, l’épilepsie post-traumatique, la maladie de Parkinson ou la dépression, « aurait pu être prévenue », ou du moins réduite, si la FFR et la LNR « avaient rempli leurs obligations respectives de sécurité, de prudence, de diligence et d’information ».

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Dans un communiqué commun à l’AFP, la FFR et la LNR ont indiqué que la santé de tous les joueurs « est la priorité des instances françaises du rugby ».

« La FFR, la LNR et World Rugby travaillent sur ces questions avec le plus grand sérieux depuis des années », ont-ils déclaré, ajoutant qu’ils répondraient à l’action en justice d’une manière qu’ils jugent « licite ».

Selon une étude récente d’une équipe de l’université de Glasgow, les anciens joueurs de rugby ont deux fois et demie plus de risques que la population générale de développer des maladies neurodégénératives.

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